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04 juillet 2009 - 23:30    ~     Connectés: 55 (2 membres, 53 invités)
Test 360: Saints Row 2 
Par thesayen77, le 22-11-2008.

La guerre des gangs c’est mal. Des gens meurent, le chaos envahit la ville, les trafics illicites prospèrent, des trahisons s’enchainent, la corruption gagne toutes les institutions, les forces de l’ordre sont débordées etc. Aucune morale, mais qu’est-ce que c’est fun !

Un GTA-like encore vivant

Aussi improbable que cela puisse paraître, certains éditeurs arrivent à tirer leur épingle du jeu dans le domaine des GTA-like. Ainsi, THQ, malgré une date de sortie repoussée pour éviter le quatrième mastodonte de Rockstar, nous offre un Saints Row 2 tranchant vraiment avec la nouvelle orientation de GTA, jusqu’à reprendre la formule des anciens épisodes, notamment GTA : San Andreas.
Nulle réflexion sur l’Amérique, aucun protagoniste poussiéreux à l’accent serbe, pas de réalisme. Saints Row 2 prône la folie.

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"J’ai jamais su c’qu’était mon rôle dans la vie à part être riche, avoir une piaule à Miami Beach"

La grande force de Saints Row 2 est de proposer un éditeur extrêmement complet. Vous créez votre héros : de ses origines, ses cheveux, les traits de son visage (alcoolique, énervé…) ; à sa démarche en passant par sa musculature, ses vannes, son style de combat... Les possibilités sont juste énormes. De plus, vous aurez accès à de nombreux magasins pour parfaire votre style et les chirurgiens esthétiques changeront les données définies au début du jeu. Malheureusement, les développeurs ont trop voulu insister sur le côté « délire » du titre. Ainsi, la plupart des vêtements/accessoires seront décalés. Il se peut qu’il faille attendre un pack avec l’arrivée des vêtements Unkut (marque du rappeur Booba) pour avoir un lot conséquent d’habits dits « stylés ». Les magasins vous permettront également d’acheter bijoux, CDs (d’artistes connus, de tous les styles), nourriture, armes etc.
La personnalisation est également présente dans vos QG ou habitations. Style général, télévisions, lits, bureaux… de nombreux aspects peuvent être arrangés, d’autant que le nombre d’habitations mises en ventes est honnête. De plus, concernant votre gang, vous pourrez modifier leur style vestimentaire (de voyous en costard, en passant par proxénète pour aller aux ninjas…). Votre style est important, mais aussi celui des Saints.

En ces temps durs, votre gang est dissocié, et les autres prennent du terrain et empiètent sur les anciennes activités des Saints. Vous, rescapé(e) d’une explosion survenue lors d’un quelconque méfait, vous retrouvez dans l’infirmerie de votre prison. Aidé par un mystérieux fan, vous parvenez à vous échapper. Vous retrouvez donc votre ancien collègue et décidez de reconstruire le gang des Saints et de devenir les maîtres de la ville. Les Ronins et autres Sons of Samedi, gangs rivaux, ne seront pas les seuls à tenter de vous barrer la route. La police et Ultor (une riche entreprise aux desseins douteux), seront souvent vos ennemis.
On retiendra donc que la personnalisation, le style et le respect sont des notions importantes dans Saints Row 2.

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L’ennemi de mon ennemi est… mon ennemi

Grossièrement, la trame scénaristique de Saints Row 2 peut être résumée au simple fait de détruire tout ce qui est susceptible de vous rapporter de l’argent par la suite. Mais c’est sans compter l’humour des développeurs qui ont fait de chaque cinématique une satire. La caricature des personnages est assez parlante : vous, le gangster froid, qui se croit juste, la fille qui vous accompagne souvent, Shaundy, la junkie intelligente, le chef des Ronins, le vieux chinois de Roméo doit mourir, le chef des Brotherhood, une masse de muscle parsemée de tatouages etc., le tout mis en scène avec de bonnes répliques, qui nous font croire que notre héros est un personnage ancré dans l’histoire, alors qu’il sort de notre imagination, ce qui rend le jeu plus proche de nous. Le classicisme aurait pu étouffer le titre, qui parvient à s’en sortir avec une variété appréciée mais qui ne le sauve tout de même pas.

Le schéma des missions est simple : pour accéder à une mission principale, il faut augmenter sa jauge de respect. Pour cela, vous devez augmenter votre style, ou accéder à un large panel de quêtes annexes réparties en deux catégories : activités et divertissements, où les développeurs ont pu exprimer leur créativité.
Localisées sur la carte (en relation avec le GPS : désignez un endroit, on vous donne le chemin exact), ces quêtes se trouvent aussi drôles que variées. On peut en dresser une liste, évidemment non exhaustive : faire le mauvais flic, suivi d’un caméraman, pour qu’une chaîne de télévision puisse dénigrer les actions de l’uniforme, faire l’amour à une dame de joie en jouant des joysticks, conduire un quad enflammé sur un campus, protéger une star de ses fans, effectuer des fraudes à l’assurance, faire du surf sur le toit d’une voiture affolée, si possible sur les mains etc. Plusieurs niveaux sont disponibles, augmentant ainsi la difficulté, mais aussi la récompense.
La classification de la PEGI est justifiée (+18), même si la censure détournée est souvent présente.

Pour ce qui est de l’intrigue principale, elle demeure relativement classique, malgré des missions tout de même variées (sans tourner dans la dérision des quêtes annexes), et des retournements de situation assez sympathiques. Additionnée aux bastions (raids contre un gang, visant à détruire une structure de leur économie, leur porter un coup dur), et aux guerres des territoires (les gangs rivaux tenteront souvent de récupérer les zones conquises par vos soins), la durée de vie atteint facilement les 40 heures.

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C’est moche, c’est arcade

Voici la partie la plus controversée de Saints Row 2. Incontestablement, la réalisation est très minime pour des consoles de dernière génération, et évidemment en deçà de la production de Rockstar. Seuls les personnages importants du titre sont bien modélisés et munis d’animations correctes.
Ajoutons à ça des bugs d’affichage, on passe un virage, on aperçoit une belle moto qui va en sens inverse. On recule, repart, et on constate impunément qu’il s’agissait d’un mirage… ; du clipping, une IA ridicule : les automobilistes se rentrent dedans, vos ennemis ne parviennent pas à viser droit... L’inspiration de San Andreas a dû être trop forte.
De plus, on trouve une conduite très arcade, qui divisera les joueurs. Il se peut qu’elle tienne juste à se démarquer une fois de plus de GTA IV. On retiendra cependant une bonne idée qui consiste à maintenir la vitesse du véhicule pour permettre d’assurer de longs trajets en profitant de la radio, les bras croisés. Outre la conduite, les gunfight sont plus vivants avec la possibilité de prendre quelqu’un en otage. Il sera, soit tué par vos assaillants, soit mis à mort par vos soins, de différentes manières. Le combat à mains nues a également été soigné avec des combos donnant fin à de plus grosses attaques, des systèmes de défense, de contres (avec les sabres), de charge etc.

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A deux, c’est mieux

Si une mission vous gène, vous pouvez faire appel à un ami sur le Live, ou en multiconsole, pour qu’il vienne vous soutenir. Le mode co-op s’avère efficace, mais n’apporte pas de réels changements au jeu. Vous pouvez très bien recruter quelques membres de votre gang dans la rue pour qu’il vienne vous prêter main forte. Cela dit, un humain sera toujours (enfin, presque) plus intelligent qu’une machine, et vous sera donc d’une plus grande aide. Votre visiteur pourra également admirer vos habitations, votre style, vos vêtements et découvrir ainsi votre Stilwater.
En outre, un mode deathmatch, laissant s’affronter 12 joueurs dans une arène, permet d’alterner avec le mode histoire et s’avère bien défoulant.
On remarque juste qu’il est tout simplement scandaleux qu’un mode deux joueurs offline, sur la même console, soit impossible. Une tendance qui touche de plus en plus de jeux.

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En bref...
Graphismes : 13 /20 Une réalisation alarmante pour la série, relevée par un vaste terrain de jeu baignant dans la variété.
Gameplay : 15 /20 Facile à prendre en main, plaisant, malgré un côté arcade peut-être trop poussé.
Durée de vie : 16 /20 La vie des Saints vous maintiendra de longues heures à l’écran, et d’autres seront également sollicitées si vous disposez du Live.
Bande son : 14 /20 Les bruitages se révèlent tout juste honnêtes, cependant, les musiques demeurent nombreuses et variées.
Scénario : 15 /20 L’humour est parvenu à enrayer le classicisme du jeu. Drôle, attachant, bien rodé, c’est pas nouveau, mais on aime.
Note générale de thesayen77:

15 /20
Saints Row 2 s’adresse à tous les déçus de GTA IV, aux nostalgiques de San Andreas, aux amateurs du premier opus et à ceux qui veulent passer un bon moment, sans prise de tête mais sans trop en demander en retour.


Saints Row 2



Editeur : THQ
Devel. : THQ
Genre : Inconnu
Multi : 1-2 joueurs
Sortie FR :
Similaire : 0

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DU CÔTE DES LECTEURS...

Note globale des lecteurs : (1 note)


12 /20

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Les Réactions...

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dark_luffy a écrit le 23/11 à 03:44
pas mal comme test, ce qu'il faudrait, c'est que le jeu est de meilleurs graphiques...dans le fond, qu'il y aie une version possédant les lacunes de ce jeu mais corrigées

hein? Une signature? Kézaco? Euh... ben tant pis, j'en aurai pas dans ce cas
    


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